Inspirons-nous de Picasso pour réaliser sans tarder

Nombre d’entre nous souffrent de toujours remettre les choses à plus tard durant des jours, des semaines ou même des mois. Ils savent pertinemment qu’il leur faudrait réaliser telle ou telle tâche, mais trouvent toujours de bonnes raisons pour ne pas s’y mettre. Est-ce votre cas ?

Mais qu’est-ce donc ce phénomène ? Il s’agit tout simplement de la procrastination. Son nom est tiré du latin pro et crastinus, « du lendemain ». Cette tendance à remettre au lendemain n’est pas seulement frustrante pour ceux qui l’ont vécue, elle est aussi agaçante pour ceux qu’ils l’ont subie. Attendre, relancer puis donner un dernier délai, telles sont les démarches à entreprendre à celles et ceux qui font face à un procrastinateur.

Nous avons déjà abordé ce sujet dans différentes capsules comme « Demain, plus tard ou jamais ? » et « Êtes-vous précrastinateur ou procrastinateur ? ». Cette fois-ci, je vous invite à voir les choses sous un angle plus artistique, car selon le célèbre peintre Pablo Picasso (1881-1973) “L’action est la première marche vers le succès.”.

Dans une vidéo, extraite du film d’Henri-Georges Clouzot « Le Mystère Picasso » (1955), nous voyons comment le Maître s’y prend pour peindre une toile. En moins de 5 minutes, cette vidéo illustre les 4 phases qui lui ont permis de passer de la vision à la réalisation d’une œuvre qui avait nécessité 5 heures au total.

L’esquisse : les grandes lignes de la vision. Cette première phase démontre l’importance d’agir. Se laisser le droit de modifier, adapter ou changer son œuvre en cours de réalisation et ne pas attendre que tout soit clairement déterminé et parfait pour se lancer.

L’ébauche : la concrétisation des idées. Essayer plutôt que penser lors de cette deuxième phase. Affiner avec des ébauches successives, faire évoluer la pensée, clarifier les contours et identifier les points forts et les axes d’amélioration du projet. Gagnez du temps avec un travail en mode “brouillon”. Il autorise les ratures et reprises. Cela est d’autant plus pertinent que vous pouvez juger du résultat au fur et à mesure de l’avancement du travail.

Le style : la mise en lumière. Tout comme Picasso qui ne faisait plus de modification majeure sur son œuvre, le temps est venu de vous consacrer aux détails qui ont leur importance. Attention, lors de la mise en forme, la tentation est forte de vouloir passer encore du temps pour peaufiner son œuvre.

La touche finale : la décision d’arrêter. La quatrième et dernière phase est là pour lutter contre le perfectionnisme improductif. Rappelez-vous la règle des 20/80 de Pareto ; 20% de nos actions génèrent 80% d’impact. Allez donc à l’essentiel et ne perdez pas de temps avec le superflu.

Comme Picasso, projetez-vous dans votre prochaine œuvre et mettez-vous en action sans plus attendre !

Capsule rédigée dans le cadre du groupe de e-veilleur du CEP http://www.cep.vd.ch