Vive le désordre !

Et si nous étions tous victimes d’une norme sociale selon laquelle nous devrions tous être ordonnés pour gagner en efficacité ?

Un économiste et journaliste britannique, Tim Harford, propose de changer de paradigme : plutôt que de

à tout prix maintenir les choses en ordre, peut-être faudrait-il essayer d’embrasser le chaos ? Dans son dernier livre “Bordélique. Le pouvoir du désordre pour transformer sa vie”, il fait l’éloge du désordre créatif dans son espace personnel.

L’auteur rend hommage aux bienfaits du désordre dans nos vies, « mieux vaut embrasser le désordre plutôt que de culpabiliser d’être désordonné » et nous interroge sur notre tendance à lui résister : pourquoi il est important, pourquoi nous lui résistons et pourquoi nous devrions plutôt l’accueillir à bras ouverts. « Quand on voit un bureau mal rangé, on voit juste du désordre. On ne voit pas quelque chose qui fonctionne », écrit-il.

Selon lui, pour être productif et performant au travail, mieux vaut ne pas trier ses mails, ne planifier aucun rendez-vous et se fixer des objectifs flous. Telle est sa stratégie audacieuse qui s’oppose frontalement aux managers qui prônent le contrôle à 100% et le reporting à tout va.

Faisant appel à la recherche en neurosciences, en psychologie, en sciences sociales ainsi qu’aux exemples captivants de personnes réelles accomplissant des choses extraordinaires, Tim Harford explique que les qualités humaines que nous valorisons – créativité, réactivité, ténacité – font partie intégrante du désordre, de la confusion et du trouble qui les produisent.

Finalement, être désorganisé serait-ce peut-être la manière la plus efficace d’organiser de l’information ? Pour le savoir, osons explorer les avantages du désordre dans notre vie, si cela n’est pas déjà fait !